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mardi 10 octobre 2017

Les Mystères de Larispem - Tome 2, Lucie Pierrat-Pajot

https://alexbouquineenprada.blogspot.fr/2017/10/les-mysteres-de-larispem-tome-2-lucie.html
 Auteur : Lucie Pierrat-Pajot
Éditeur : Gallimard Jeunesse
Date de parution : 25 mai 2017
Nombre de pages : 336
Ma note : 4/5

Ce que l'éditeur vous en dit

L'aube du XXe siècle, les jeux de Larispem sont lancés ! Carmine, la fougeuse louchébem, Nathanaël, nouvellement apprenti au Cochon Volant, et Liberté, technicienne à la tour Verne, forment l'une des six équipes de ce Jeu de l'oie à échelle humaine. Pendant ce temps, la comtesse Vérité œuvre dans l'ombre pour s'emparer de la Cité-État. L'intrépide trio parviendra-t-il à déjouer ses plans ? Et sauront-ils décoder le Livre de Louis d'Ombreville, qui sucite tant de convoitises ?  

Mon avis

Les Mystères de Larispem, coup de cœur inattendu et explosif du mois d’août. Un univers immersif, des personnages aux petits oignons, et une intrigue tressée comme une délicieuse viennoise aux pépites de chocolat, tout était là pour me charmer. Après une telle explosion d’odeurs de fumée, de talons claqués sur le pavé et de rebondissements feutrés, je me suis empressée de me procurer la suite. Soucieuse de faire durer un peu le plaisir, j’ai laissé cette petite bête prendre la poussière sur mon étagère. Mais ses coups d’oeil incessants ont eu raison de ma volonté. Franchement, vous avez vu cette beauté ? Des dorures, des illustrations alléchantes, une épaisseur croustillante, j’avais envie de gober ce livre comme une belle tranche de pizza après des semaines de diète forcée !

Et je suis plutôt très satisfaite de m’être laissée tenter. Lucie Pierrat-Pajot nous offre une suite de qualité, quoi que légèrement en deçà du tourbillon qu’était le premier tome. Débarrassons-nous rapidement de ces petits détails négatifs pour passer à la suite sereinement. Quelques longueurs et un style moins efficace sont les parasites qui lui ont coûté le coup de cœur. Certains éléments de l’intrigue étaient bien trop évidents, un peu comme un ressort de matelas défoncé, prêt à se planter dans l’oeil du malheureux qui aurait l’idée de se pencher. Pour ne pas trop en dévoiler, je dirai seulement que l’une des révélations principales clignotait sous mon nez depuis le début, telle une voiture rose fuchsia pleine de paillettes sur une route déserte.

Autre petite ombre au tableau, le personnage de Cinabre tourne en rond, sans que cela lui fasse gagner en épaisseur : c’est très frustrant. Ce reproche, je pourrais l’appliquer à Liberté, qui s’enterre dans ce rôle de jeune fille éperdue, oubliant tout sens commun. Le basculement de son personnage survient un peu tard, ce qui la rend moins attachante que dans le premier tome. Cela dit, une fois qu’elle lâche les cheveux, le changement est saisissant !

Ça me permet d’ailleurs d’embrayer sur les côtés beaucoup plus sympathiques de cette lecture, et ils sont nombreux. Le récit est toujours aussi immersif, intense et bigarré. Le lecteur se perd dans les célébrations de la Villette aux côtés des Louchébems et tremble dans le cimetière du Père Lachaise. Mention toute particulière à la dernière épreuve du tournoi, un véritable régal à suivre tout en retenant son souffle. Et que dire de cette fin (sans spoiler, sinon ce serait trop simple) ? Seulement qu’elle est très spectaculaire, haletante et qu’elle laisse présager de sombres réjouissances.

Autre point fort à souligner, Lucie-Pierrat Pajot fait la part belle aux figures féminines. Pour le dire plus clairement, les filles de ce roman envoient du pâté ! Carmine apparaît plus humaine, et le lecteur peut enfin s’attacher à elle et appréhender sa force de caractère. Travailleuse, volontaire et engagée, elle est captivante. Quant à la Comtesse Vérité, c’est effectivement une psychopathe dénuée de toute sensibilité humaine, mais j’ai adoré la scène dans le train, lorsqu’elle cloue le bec à Saint-Germain, vieil homme misogyne, grâce à ses capacités d’analyse et ses connaissances géopolitiques. Merci à l’autrice pour cette piqûre de rappel !

Vous l’aurez compris, quelques passages longuets lui ont coûté le coup de coeur, mais je ne peux que vous inviter à découvrir cette suite d’une grande qualité, qui saura vous faire trembler pour les personnages et voyager au sein de cette société au bord de l’implosion.

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